Le blog d'Antoine Giorgi

Débats

Vendredi 08 Septembre 2006
Le 1er septembre, le Conseil Exécutif a fait sa rentrée politique. La saison touristique a atteint un bon niveau. Même si les résultats en terme de chiffre d'affaire ne sont pas connus, on peut estimer que notre région a su se positionner de manière forte et pérenne par rapport a ses concurrents.

La rentrée scolaire s'est déroulée dans de bonnes conditions notamment pour ce qui est des infrastructures mises à disposition de nos écoliers. La carte scolaire, votée par l'Assemblée de Corse ne pose pas de problèmes majeurs, elle est appliquée dans notre région de manière à engager la mixité des publics. Le débat national sur le sujet doit cependant nous interpeller car l'intégration sociale doit se faire par l'école. La carte scolaire et la langue Corse doivent être dans notre région deux éléments forts au service de l'intégration.

Sur le plan politique, 2007 sera une année décisive à la fois au plan régional et au plan national.

Notre engagement doit être important concernant notamment le Plan d'Aménagement et de Développement Durable qui doit donner un sens à notre engagement politique pour les 15 années à venir. Il nous faudra également travailler sur la politique des transports que nous aurons à définir afin d'améliorer le service public et rendre plus accessible notre île à partir des destinations étrangère, la venue des low cost peut être à cet égard un élément fort de notre politique.

Il nous faudra par ailleurs faire des propositions concrètes pour ce qui touche à l'aspect foncier, avec la création de l'Agence Foncière, on ne peut en aucun cas s'inspirer des orientations proposées par les groupes politiques qui ont pour seul objectif de refermer la Corse sur elle même
L'absence de logement et le coût des terrains ne doivent pas être réglés par une politique d'interdiction, la meilleure façon d'intégrer et d'accueillir ne peut être d'interdir.

Au plan national, les élections présidentielles et législatives seront importantes, nos compatriotes aspirent à un changement profond. Il nous faut aller vers une « rupture ». Même si ce terme n'est pas synonyme de libéralisme outrancier il est nécessaire pour l'avenir de notre pays que des reformes importantes soit engagées, tant au plan du code du travail que de celui des retraites. Nicolas Sarkozy a, au sein de l'UMP, engagé une démarche dans les différentes commissions, il convient de relayer et d'adopter au plan local ces idées nouvelles.


Antoine Giorgi