Maire de Serra di Ferro
Le blog d'Antoine Giorgi

"La démocratie a toujours progressé en cherchant à maîtriser les évolutions au service de l’homme. Cet enjeu concerne l’Europe entière. Faisons en sorte qu’en Corse, il soit le préalable à la confiance". AG

Ma biographie



De 1944 à aujourd'hui

Ma biographie
De mes origines à Paris….

Je suis né le 12 juillet 1944 à Tasso village du Haut Taravo. Je suis le fils de Paul et Caroline Giorgi tous deux originaires de Tasso, et l’aîné d’une famille de deux enfants.

J’ai épousé Pierrette Santoni en 1970, nous avons deux fils : Paul né en 1972 et Jean-François né en 1976, et deux petits enfants Paul-Antoine et Louise.

Mon père exerçait la profession de gendarme et à ce titre, nous avons vécu dans plusieurs communes en Corse du sud. Tout d’abord à Sainte Marie Sicche, Petreto-Bicchisano puis Cauro. Ces fréquents déménagements nous ont permis de rencontrer plusieurs personnes dans ces villages et j’en garde aujourd’hui quelques amis d’enfance.

J’ai toujours été attentif à maintenir des amitiés avec les habitants de mon village d’origine. Cet attachement est pour moi primordial, notamment dans mon action publique, car il me permet en toute occasion de me rattacher aux racines qui sont essentielles à mon équilibre.

Paris : De l’adolescence à la révolte étudiante…

En 1959, alors que j’avais 15 ans, mes parents décident de quitter la Corse. Leur principale motivation d’alors est que mon frère et moi puissions nous instruire et accéder à des études supérieures.

Je fais ma rentrée de classe de seconde au lycée Jacques Decour dans le 9ème arrondissement de Paris. Parmi le personnel de cet établissement les nombreux corses ont su accueillir l’immigré que j’étais.

En 1963, j’ai 19 ans. Je décroche mon baccalauréat série « Math-E lem ». Encouragé par un de mes cousins qui poursuivait des études scientifiques, j’intègre la Faculté des Sciences de Jussieux.

Me voilà dans un cursus universitaire de mathématiques générales et physiques (MGP). Je décroche une Licence puis une Maîtrise en 1968 à la faculté des sciences de Paris.

Période est cruciale dans ma vie, cette année m’enrichit. C’est la libéralisation de la parole, l’émulation permanente au théâtre de l’Odeon, (une forme de débat c’était instauré).

Parmi les nombreux souvenirs, je revois Cohn-Bendit grimé dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne…je me souviens également d’une journée où avec certains de mes amis nous partons à la rencontre des ouvriers à la Courneuve pour expliquer les raisons de notre révolte et pour qu’ils se rallient aux étudiants, et puis aussi cette scène où mon frère et moi écoutons, collés à un petit transistor la fameuse déclaration du Général de Gaulle à son retour de Baden-Baden.

Je clôture mon cycle universitaire en 1972 par l’obtention d’un doctorat en physique du solide à l’Université de Montpellier.

Je débute ma carrière professionnelle dans l’enseignement à l’école des télécoms pour intégrer France Telecom et en gravir tous les échelons jusqu’au poste de Directeur Régional que j’occupe dés 1995.

Retour en Corse, premiers pas en politique

En 1982 je quitte Paris pour la Corse afin de mettre mes compétences au service du développement de cette île.

En 1989, j’éprouve le besoin de m’intéresser à la chose publique et je débute ma carrière politique par le mandat le plus formateur qui soit : celui de Maire.
Je suis élu la même année Maire de la commune de Serra Di Ferro succédant à Jean-Baptiste Tomi après une triangulaire pour être réélu sans opposition jusqu’à aujourd’hui.

En 1992, je me porte candidat aux élections régionales sur la liste de José Rossi. Ce choix est lié à ma volonté d’engager la Corse dans une véritable politique de décentralisation ayant toujours été un fervent partisan de cette démarche.
A nouveau candidat en 1998 sur la liste de José Rossi je suis élu à l’Assemblée de Corse.

Rapporteur de la Commission des Finances, telle est ma première mission d’élu régional et je me vois confier par le Président de l’Assemblée de Corse une mission sur les Nouvelles Techniques de l’Information et de la Communication.

En 1999, les élections régionales étant invalidées, je suis alors élu sur la liste d’union menée par Jean Baggioni et José Rossi. Je me retrouve avec des missions élargies, Conseiller Exécutif, en charge du Tourisme, du Sport, de la Culture.

En 2004, nouvelles élections territoriales : j’intègre la liste conduite par Ange Santini et Camille De Rocca Serra. A notre élection, je suis renouvelé dans mes fonctions de Président de l’Agence du Tourisme de la Corse et me vois confier des missions élargies de Conseiller Exécutif en charge de la Formation et de l’Enseignement Supérieur et de la Langue Corse.

Durant ces dix ans j’ai engagé une action importante pour faire du Tourisme l’activité essentielle du développement économique de la Corse, en impulsant une politique ambitieuse en matière de communication, de promotion et en apportant un soutien significatif aux entreprises locales pour leur permettre d’être compétitives dans ce secteur concurrentiel.

Pour ce qui est de la Formation Professionnelle, j’ai contribué à la définition du Plan Régional de Développement de la Formation, document essentiel qui a pour vocation d’engager la jeunesse corse dans une dynamique de la connaissance. Pour la langue corse mon action a consisté à conforter son développement dans l’éducation et surtout à initier un processus de développement de sa pratique dans la société. Ainsi, le Plan de Développement de la Langue Corse a été présenté en 2006 à l’Assemblée de Corse et adopté à l’unanimité.

En tant que Conseiller Exécutif en charge des Nouvelles Techniques de l’Information et de la Communication j’ai engagé une action pour qu’elles deviennent l’outil essentiel du développement de l’économie de la connaissance.

Lundi 9 Février 2009
Antoine Giorgi



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